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DECLARATION DE LA SOCIETE CIVILE CONCERNANT L’EXPLOITATION DES TERRES RARES DANS LA REGION DIANA.

Nous, membres de la Plate-forme des organisations de la société civile de la région DIANA, exprimons notre profonde préoccupation concernant le projet d’exploitation des terres rares de la société Tantalus Rare Earths Madagascar (TREM).  Par la présente déclaration, nous demandons instamment aux autorités et à toutes les parties prenantes d’accorder une attention particulière aux droits humains des communautés qui sont touchées par ce projet minier.

  • Il n’y a pas eu d’explications ni de consultation préalable des communautés concernées par le projet afin de recueillir leurs avis ainsi que l’exige la législation en vigueur à Madagascar, mais c’est un diktat qui leur a été imposé ;
  • Les communautés affectées par ce projet minier dénoncent et déplorent la perte de leurs cultures de subsistance, la destruction de leurs lieux de vie et le déplacement de leurs tombeaux ;
  • Elles sont très choquées par le manque de respect à l’égard de leurs sites cultuels et lieux sacrés, parmi lesquels de nombreux puits ont été creusés par la société minière en violation des règles établies par la législation en vigueur ;
  • Nous exprimons notre vive appréhension aussi bien à l’égard de la perte des terres dont dépendent nos moyens d’existence et l’avenir de nos enfants, que de la destruction de l’environnement dans la région DIANA :
      • les ressources en eau vont être épuisées ;
      • les écosystèmes marins et terrestres environnants vont être pollués par les déchets toxiques et autres résultant des activités d’exploitation des terres rares, ce qui risque grandement d’avoir des effets néfastes sur la santé de la population ;
      • le secteur du tourisme et les autres secteurs stratégiques de l’économie régionale vont être ruinés, surtout le secteur de la pêche et des ressources halieutiques ;
      • et les espèces végétales et animales qui sont endémiques à la région DIANA vont être effacées de l’histoire de notre pays.

Face à ces violations des droits des communautés concernées, et pour toutes les raisons susmentionnées, nous, membres de la Plate-forme des organisations de la société civile de la région DIANA, appelons d’urgence le gouvernement à écouter la voix des petits producteurs concernés et à ordonner l’arrêt de ce projet d’exploitation des terres rares.

Nous déclarons également notre volonté d’établir un dialogue avec le gouvernement et avec toutes les parties prenantes afin de trouver des stratégies et des programmes de développement durables et respectueux des droits humains pour la région DIANA.

 

Fait à Antsiranana, ce 07 Mai 2016.

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